Et un grand merci à nos participants dont les données nous permettent d’avancer

Comme beaucoup d’entre vous, nous avions prévu tout plein de projets pour ce printemps. Nous nous préparions à faire un suivi auprès de nos participants à Vancouver, Saskatoon et Montréal au sujet de leurs activités, leurs déplacements, leur interactions sociales et leur bien-être dans le cadre de notre deuxième campagne de collecte de données. Nous avions l’intention de redoubler nos efforts pour recruter des groupes sous-représentés pour ajouter à notre cohorte, nous joindre à des événements communautaires et aller à votre rencontre en personne pour parler de notre recherche.

Nous avions préparé les données que vous avez partagées en 2018, de sorte que lorsque les données de 2020 entreraient, nous serions prêts à étudier les changements à la mobilité et les résultats de santé. Lorsque la COVID-19 a frappé le Canada, nous savions que nous devions suspendre temporairement ces plans.

Tout a changé et il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas.

Mais voici ce que nous savons. Les données que vous aviez partagées avec nous dans le cadre du premier questionnaire INTERACT sont devenues encore plus importantes. Alors que les chercheurs tentent de comprendre l’impact de la pandémie sur tous les aspects de la vie quotidienne, avoir une image aussi complète de la façon dont les gens se déplacent, socialisent et se sentent avant la COVID-19 est une ressource inestimable. Merci.

Notre programme de recherche se base sur l’idée que les transformations dans nos villes peuvent avoir un impact sur nos comportements et les résultats de santé des populations, toutes choses étant égales par ailleurs. Depuis mars 2020, tout le monde a changé son comportement d’une manière ou d’une autre. Comment démêler les effets de la pandémie de la COVID-19 de l’aménagement urbain?

Comme vous, nous nous sommes adaptés. C’est pourquoi dans les prochains mois, nous planifierons nos campagnes de collecte de données 2020 pour tenir compte de nos nouvelles réalités.

La pandémie a bouleversé nos routines, mais elle offre également une occasion sans précédent de repenser les espaces publics de notre ville.

En pensant à la sécurité et à la santé des citoyens, nos villes se réinventent : les places de stationnement deviennent des trottoirs plus larges, les rues se ferment à la circulation des automobilistes et les gens se tournent vers les commerces de proximité pour faire leurs courses essentielles. En même temps, nous voyons que la COVID-19 exacerbe les inégalités existantes — certains des quartiers les plus pauvres de Montréal ont été touchés de manière disproportionnée par le virus, par exemple.

Pour atténuer ces pressions, les gouvernements municipaux testent de nouvelles solutions pour faciliter la mobilité quotidienne, l’accès aux espaces extérieurs sécuritaires et pour promouvoir les interactions sociales tout en réduisant les risques. Dans nos villes INTERACT, des projets dont la mise en œuvre prendrait normalement des années débouchent en quelques semaines. Cet été par exemple, Montréal a accéléré la construction du Réseau Express Vélo, un réseau cyclable à haute capacité couvrant la ville; Vancouver ralentira la circulation sur jusqu’à 50 km de rues localesSaskatoon a vu doubler le nombre de marcheurs et cyclistes sur le chemin Meewasin, et Victoria a limité la circulation automobile dans le parc Beacon Hill pour laisser la place aux marcheurs. Notre équipe est impatiente d’étudier l’impact de ces changements et les autres interventions en cours dans vos quartiers.

Qu’est-ce que cela signifie pour notre programme de recherche? À l’heure actuelle, l’équipe s’est concentrée sur l’analyse des données que vous avez déjà partagées avec nous, a créé des indicateurs environnementaux pour mieux mesurer les arbres, les quartiers et les changements dans votre ville, et a soutenu les étudiants soucieux de continuer à avancer leurs plans d’analyse.

Nous vous contacterons bientôt pour vous inviter à participer à la prochaine campagne de collecte de données cette année. Nous trouverons de nouvelles façons de communiquer avec les participants potentiels, nous adapterons nos questionnaires et consulterons nos partenaires de la ville par rapport aux besoins en données pendant cette période.

Votre participation à cette recherche est tellement importante et nous tenons à vous remercier de faire partie de l’équipe INTERACT.

PS- Certains des chercheurs de l’équipe ont lancé une nouvelle étude à travers le Canada, axée sur l’impact des mesures de confinement sur notre santé mentale, nos liens sociaux et notre mobilité. Si vous voulez en savoir plus, ils sont à www.etudecohesion.ca. Bien qu’il s’agisse d’une étude distincte, vous pourriez reconnaître un ou deux outils INTERACT.